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Enfance / adolescence

Enfance

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L’enfant peut, comme l’adulte, éprouver un mal-être passager. Dans certains cas, cet état peut durer et devenir plus intense.
Il peut aussi évoluer vers un trouble psychique. Il est important de rappeler que de nombreux troubles peuvent s’améliorer rapidement s’ils sont repérés suffisamment tôt.

​Lorsqu’un mal-être s’installe chez un enfant, plusieurs aspects de sa vie peuvent être perturbés : les relations aux autres, l’estime de soi, le sommeil, l’alimentation, le niveau de stress, les résultats scolaires, l’implication et la motivation dans les activités quotidiennes. Ce sont autant de domaines auxquels prêter attention pour identifier un problème nécessitant de l’aide.

Les idées reçues
ont la vie dure !

« Ça ne va pas ? Tu es en pleine crise d'ado, ça va passer tout seul ! »

​

DANS LES FAITS

La crise d’adolescence existe, mais elle ne doit pas masquer une
vraie souffrance.
Certains comportements peuvent effectivement faire partie de la construction de l’identité, mais quand ça dure, que ça devient trop intense, ou que ça impacte
fortement la vie sociale, scolaire ou familiale : c’est un signal d’alerte...

 L'anxiété 

Les enfants sont fréquemment anxieux.Il peut s’agir d’un moment transitoire, lié par exemple aux apprentissages scolaires. Unemanifestation d’anxiété en soi n’est pas forcément pathologique. Les adultes qui entourent l’enfant doivent s’interroger sur l’importance des signes et leur durée.

La fatigue, les maux de toutes sortes

Une attention particulière doit être portée à un enfantqui se plaint de façon régulière et répétitive de fatigue ou bien de maux divers. En effet, se plaindre souvent de crampes et de courbatures, ou encore de migraines, de brûlures d’estomac, de problèmes de transit intestinal,cela peut être l’expression d’une fatigue plus générale.Ces maux peuvent s’accompagner d’irritabilité, d’une perte de motivation et de désir (apathie) ou à l’opposé, de surexcitation avec un repli sur soi.

Les absences
à l’école

À l’école primaire, certains signes de mal-être silencieux peuvent s’avérer plus préoccupants que des comportements « bruyants » observés en classe, lors des récréations ou à la cantine. Ce sont leur fréquence et leur durée qui doivent nous alerter : perte d’enthousiasme à l’idée de retrouver ses camarades ou la maîtresse, envie persistante de rester à la maison, ou refus de se lever pour aller à l’école.

Les difficultés dans les apprentissages scolaires

L’école permet à tous les enfants d’accéder à un socle commun de connaissances : lire, écrire, compter et vivre ensemble. Ces apprentissages
peuvent mettre certains enfants en difficulté pour des raisons variées. En effet, un enfant en situation d’apprentissage doit mobiliser sa curiosité, son attention et ses capacités de raisonnement. Il doit aussi accepter de se tromper pour mieux recommencer. Pour construire une bonne estime de soi et une solide confiance en lui, il est essentiel qu’il soit valorisé autant dans ses tentatives que dans ses réussites.

La tristesse

Chez l’enfant, la tristesse est difficile à repérer car son expression peut prendre des formes très différentes. L’enfant peut être en retrait, s’isoler ou avoir peur. À l’inverse, sa tristesse peut se manifester par de l’agitation, de l’agressivité, voire l’hyperactivité ou de la provocation.

L'isolement

Une attitude de retrait de l’enfant, qui
compromet ses relations aux autres, doit alerter. Cela peut aller jusqu’à l’évitement social et/ou le mutisme, consistant à ne plus parler du tout.

L'agressivité

Les comportements dits perturbateurs, fréquents chez les enfants, peuvent révéler une souffrance psychique. Toutefois, l’agressivité n’est pas nécessairement pathologique.

Adolescents

Bien souvent, nous devenons adultes sans même y penser. Mais à y regarder de près, l’adolescence est une période où nous devons relever des défis de toutes sortes. Cela paraît facile pour certaines ou certains, difficile pour d’autres. Parfois un nouveau problème surgit et sur le moment, il nous semble insurmontable.

En effet il s’agit, en quelques années, de :

  • S’adapter « dans sa tête » à un corps qui se transforme sous l’effet de la puberté, avec à la fois :

- une poussée de croissance, parfois très rapide,
- un poids doublé entre 9 et 15 ans,
- une modification de la silhouette,
- un développement des organes sexuels.

  • Acquérir progressivement son autonomie

  • Choisir une formation ou un métier, décider de poursuivre des études ou de chercher un emploi,

  • Se sentir femme, homme, ou ne pas se retrouver dans les catégories de genre, et faire face au regard des autres,

  • Découvrir une sexualité adulte, qu’elle soit hétérosexuelle, homosexuelle, bisexuelle ou autre,

  • Faire le constat que ses parents – et les adultes en général – sont imparfaits et faillibles,

  • Construire son identité, trier entre ce qu’on garde et ce qu’on laisse de son éducation,

  • Développer des amitiés, chercher des compagnes ou des compagnons loin de son cercle habituel ou familial.

Crise d’adolescence ou jeune en souffrance ?

Il est important de différencier « crise d’adolescence » et « jeune en souffrance ».
L’adolescence est une période de grande vulnérabilité compte tenu des modifications physiques, psychiques et sociales qui s’y opèrent.
Ce long processus de transition est parsemé de challenges que le jeune doit affronter pour se construire. Il s’opère, chez la majorité d’entre eux,
avec des périodes de crises passagères. Lorsque des facteurs déstabilisateurs (un deuil, une absence, un traumatisme ou encore un déménagement ou la précarité) viennent perturber cette période, ce moment essentiel de construction peut facilement créer une souffrance morale. Lorsque celle-ci est manifeste, il est important de demander de l’aide.
Or, il est des situations dans lesquelles l’adolescent ou l’adulte jeune n’a pas vraiment conscience de sa propre souffrance. Certains signes peuvent aider à sonner l’alarme.

J'ai envie de mourir

Dans certaines situations de grand désespoir,
de dépression, de crise, nous avons l’impression de ne pas pouvoir nous en sortir. Des idées suicidaires peuvent nous venir. Nous pouvons alors penser, à tort, que le suicide est un moyen souhaitable de faire cesser la souffrance.
Que faire ?
En parler à son entourage familial, amical, scolaire,
pour ne plus être seul ou seule avec sa souffrance.
On peut aussi parler à des professionnels : infirmière
ou infirmier scolaire, assistant social ou assistante
sociale, éducateur ou éducatrice, médecin traitant,
psychologue ou psychiatre. Ils peuvent nous aider à
prendre de la distance par rapport à nos problèmes et à trouver des solutions.

 

En cas d’urgence, composer le 3114, le numéro national de la prévention du suicide.
On peut aussi se rendre à toute heure du jour ou de la nuit aux urgences de l’hôpital le plus proche.

Des numéros d'écoute

Fil santé jeunes

📞 0 800 235 236

>>www.filsantejeunes.com

 

Allo écoute ado

📞 06 12 20 34 71

>> alloecouteado.org

 

Nightline

📞 01 88 32 12 32

>> nightline.fr

 

Drogue info service

📞 0800 23 13 13

>> drogues.gouv.fr

 

Tabac info service

📞3989

>> tabac-info-service.fr

 

Alcool info service

📞 0 980 980 930

>> alcoolinfoservice.fr

​

Joueurs info service

📞 0 974 75 13 13

>> joueurs-info-service.fr

 

Net écoute

📞 0800 20 00 00

>> netecoute.fr

 

Agir contre le harcèlement à l’école

📞 30 20

>> nonauharcelement.education. gouv.fr

 

Ligne azur (Information et soutien contre l’homophobie)

📞 0 810 20 30 40

>> ligneazur.org

 

SOS homophobie

📞 01 48 06 42 41

>> sos-homophobie.org

 

Suicide écoute

📞 01 45 39 40 00
(7 jours/7 24 heures/24)

>> suicide-ecoute.fr

📞 3114 (24h/24 et 7j/7, gratuit) 

>> www.3114.fr

Des ressources

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Au sein des établissements scolaires

 Enseignants, CPE*, assistants d’éducation*, assistants sociaux en faveur des élèves*, infirmiers, psychologues et médecins de l’Éducation Nationale, tous jouent un rôle important dans l’accompagnement des élèves et peuvent être des personnes à l’écoute.
Un protocole, élaboré au sein de chaque école ou établissement, définit les rôles de chacun. Les équipes enseignantes et de la vie scolaire* repèrent et alertent dès l’apparition d  signes de mal-être. Ces signaux sont transmis à l’équipe ressource en santé mentale, composée de médecins, psychologues, infirmiers de l’Éducation Nationale, et d’assistants de service social en faveur des élèves*. Cette équipe occupe un rôle central dans le recueil des signes d’alerte, leur évaluation et l’orientation vers les professionnels de l’écoute ou du soin. Par la suite, en lien avec ses parents et les professionnels de santé qui l’accompagnent, une attention personnalisée et des aménagements sont possibles, selon les besoins de l’élève, pour assurer son bien-être.

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Dans l’enseignement privé

Il existe un service de psychologie de l’Enseignement Privé Catholique des Cotes d’Armor qui répondra aux mêmes besoins.
Dans l’enseignement agricole Les infirmières scolaires veillent au bien-être de l’élève et peuvent accueillir et offrir un temps d’écoute avant d’orienter vers les professionnels de santé.


Les CIO (Centres d’Information et d’Orientation)

Ce sont des services publics gratuits de l’Éducation nationale. Ils offrent un accueil, de l’information et des conseils en orientation scolaire et professionnelle, à destination des élèves, étudiants, adultes et parents.
Situés en dehors des établissements scolaires, ils permettent à tout jeune en situation de rupture scolaire d’y rencontrer un
Psychologue de l’Éducation Nationale. Celui-ci l’accompagne pour évoquer ses difficultés et accompagner un projet de réengagement dans sa scolarité. 

>> Plus d'informations sur les CIO

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MDJA - Maison des jeunes et des adolescents

➡️ Accueil, orientation, prise en charge et accompagnement d’adolescents et leur entourage.

📞 02 96 62 85 85

📱 par SMS : 06 48 29 43 79

📧ou par mail : accueil@mdja.cotesdarmor.fr

​>> Trouver une MDJA proche de chez vous

​

PAEJ - Points accueil écoute jeunes

➡️ Accueil, écoute, accompagnement et orientation, de prévention généraliste, et médiation auprès des jeunes de 12 à 25 ans et de leurs familles.
>> Trouver les contacts PAEJ

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Structures Info Jeunes

➡️  Les SIJ de Bretagne t'aident sur le logement, la santé, la formation, l'emploi, le stage, les projets et les voyages.

>> Trouver une structure

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CJC Consultations Jeunes Consommateurs

➡️ Accueil, écoute mineurs, majeurs, entourage pour effectuer un point sur les expériences de consommation de tabac, alcool, cannabis, cocaïne? pratique de jeux vidéo, d’argent, d’internet...


CJC de Saint-Brieuc : 3 Ter rue Jules Vallès, 22000 SAINT-BRIEUC
📞 02 96 60 80 69 du lundi au vendredi de 09h à 12h et de 13h à 17h 

📧 Ou par mail : csapa.saintbrieuc@addictions-france.org


CJC de Lannion : 16, avenue du Général de Gaulle, 22300 LANNION
📞 02 96 46 58 20 📧 Ou par mail : cjc@fondationbonsauveur.fr


CJC de Guingamp : 1 rue St Nicolas, 22500 GUINGAMP
📞 02 96 44 58 52 📧 Ou par mail : cjc@fondationbonsauveur.fr


CJC de Paimpol : 22, chemin de Malabry, 22500 PAIMPOL
📞 02 96 55 64 17 📧 ou par mail : cjc@fondationbonsauveur.fr

 

Equipe Mobile Adolescents

➡️ Proposer une rencontre pour échanger sur la situation
➡️ Répondre aux besoins de santé, sociaux, éducatifs et scolaires, ...


BEGARD - LANNION - GUINGAMP
📞 06.70.79.83.66 ou 07.88.51.01.77 📧 ou par mail : equipemobileado@fondationbonsauveur.fr


ROSTRENEN - LOUDÉAC
📞 06.63.12.80.66 📧ou par mail : empea@ahbretagne.com


SAINT-BRIEUC - LAMBALLE
📞 07.57.48.03.21 ou 07.57.48.03.25 📧ou par mail : ema-stbrieuc@fondation-sjd.fr


DINAN
📞 07.57.48.03.23 ou 07.57.40.82.05 📧ou par mail : ema-dinan@fondation-sjd.fr

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ADOL’ESPACE

➡️ Lieu d'écoute et de consultation, gratuit et confidentiel. Pour les 12-25 ans.
Au Centre Hospitalier de Dinan le mercredi.
Sur rendez-vous dans un délai d’une semaine maximum.
📞 Prendre rendez-vous au : 02 96 85 72 50


Les services universitaires de santé

➡️ Du type Service universitaire de médecine préventive et de
promotion de la santé (SSU, SUMPPS ou SIUMPPS)

 

Point écoute ado - PEA (Dinan)

➡️ Point d’écoute et d’expression à destination des adolescents. Vous pouvez y aller seul, accompagné d’un ami, d’un membre de la famille… pour y parler de vos problèmes (angoisse, déprime, relation, peur de l’avenir, mal-être corporel…) et trouver des réponses singulières.

📞 02 96 87 11 87
9 rue de la Préjentais - Dinan

 

Les médecins généralistes

➡️ Il est possible de consulter le médecin de famille ou un autre médecin sans ses parents.

© 2026 - Projet Territorial de Santé Mentale - Côtes d'Armor. 

Crédits illustrations : Freepik.com

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