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Habitat et santé mentale

Bien habiter pour sa santé mentale

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Le logement comme levier ou frein pour sa santé mentale, déterminant essentiel de la santé et en particulier, de la santé mentale. Le fait d’habiter dans un logement dégradé conduit à un processus de stigmatisation, de dégradation sociale, de perte d’estime de soi. Les effets de la mauvaise qualité du logement et de sa suroccupation sur la santé mentale, l’anxiété, la dépression, l’agressivité ont été scientifiquement démontrés.

(Source : Santé publique France)

 

Il a été observé que vivre près d’un parc, ou d’un point d’eau, permettrait de réduire considérablement la détresse psychologique. Cette dernière est considérée comme un facteur aggravant des troubles cognitifs légers ou de la démence.
En vivant près d’un endroit naturel, au calme et éloigné de l’agitation des centres-villes, il serait donc plus aisé de préserver sa santé mentale.

Les idées reçues
ont la vie dure

« Une personne avec un trouble psychique grave ne peut pas vivre seule ou de façon autonome ».

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DANS LES FAITS

Avec un accompagnement adapté, beaucoup de personnes peuvent vivre chez elles, gérer leur quotidien et maintenir un logement. Des accompagnements spécifiques existent !

« Le logement, ce n’est pas une priorité pour les personnes en souffrance psychique ».

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DANS LES FAITS

On croit que la priorité est uniquement médicale ou psychiatrique, or le logement est un soin en soi : avoir un "chez-soi" stable est fondamental pour aller mieux, se reconstruire et retrouver une vie sociale.

Hébergement, logement, logement
accompagné : quelles différences ?

 Hébergement 

Les conditions d’accueil et le statut de l’occupant différencient l’hébergement du logement : l’accueil en hébergement est destiné à répondre aux besoins immédiats des personnes privées de domicile et en situation de détresse sociale, médicale ou psychique. L’hébergement est provisoire, voire précaire, dans l’attente d’une solution de logement durable et adaptée. Il ne donne pas lieu à l’établissement d’un bail ou d’un titre d’occupation, ni au versement d’un loyer, ce qui n’exclut pas une participation financière des personnes accueillies. L’hébergement comprend notamment : les centres d’hébergement d’urgence, les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), les nuitées d’hôtel…

 Logement 

Dans le logement, le locataire dispose d’un titre d’occupation (bail relevant de la loi du 6 juillet 1989 ou contrat de résidence) avec garantie de maintien dans les lieux. Que ce soit dans le parc social ou dans le parc privé, le locataire s’acquitte d’un loyer ou d’une redevance et est éligible aux aides au logement et à d’autres aides comme celles du fonds de solidarité pour le logement. Le logement est un repère permettant l’appropriation d’un chez-soi. Il est essentiel pour l’intégration.

 Logement accompagné 

​Le logement accompagné (résidences
sociales, pensions de famille, intermédiation locative...) regroupe un ensemble de formules et de services destinés à répondre aux besoins de ménages qui ne remplissent pas, temporairement ou durablement, les conditions pour accéder à du logement autonome. Ces réponses ne relèvent ni de l’hébergement, ni du logement ordinaire, mais se situent au carrefour des deux.
On parle aussi de logements provisoires, logements d’insertion, logements adaptés, pour ces outils qui ont vocation à accompagner un processus d’insertion par le logement de ces ménages.

Obtenir son logement indépendant

Acquérir et conserver un logement indépendant peut être difficile mais tout à fait possible avec la possibilité de demander de l’aide de services sociaux et/ou de la famille.

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  • Pour les bailleurs privés : se renseigner auprès des agences immobilières.

  • Pour les bailleurs sociaux : Office de HLM (Habitation à Loyer Modéré)

Les adresses peuvent être trouvées dans les Mairies des communes et/ou dans les Centre Communal d’Action Sociale (CCAS).
Dans les deux, cas il peut y avoir des aides financières de la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) :
Pour le loyer :

  • APL (Aide Personnalisée au Logement),

  • ou ALS (Allocation de Logement Sociale).

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Pour la caution :

  • FSL (Fond Social Logement).

Vers une démarche de
logement accompagné

Il en existe plusieurs types s’adressant à des personnes qui ne sont pas prêtes à vivre dans un logement autonome. Elles visent à stabiliser les personnes dans un habitat durable et adapté à leur problématique psychique. Renseignez-vous auprès de professionnels sociaux (assistant social, éducateur spécialisé, etc.), qui pourront vous accompagner dans la procédure et s'assurer que tel type de logement est adapté à votre situation.

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Quelques exemples de logement accompagné

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Les pensions de famille

Elles sont destinées à l’accueil de personnes à faible niveau de ressources, dans une situation d’isolement ou d’exclusion lourde et dont la situation sociale et psychologique, voire psychiatrique, rend impossible à échéance prévisible leur accès à un logement ordinaire.
Elles sont une étape pour se poser dans un logement autonome. Elles associent logements privés et parties communes, ainsi que l’accompagnement par un responsable de maison et des bénévoles, afin de créer un environnement sécurisant et d’offrir des chances de réinsertion durable.

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Intermédiation locative

Elle favorise l’accès de personnes en voie d’insertion à un logement décent, autonome et de droit commun, tout en assurant une sécurité et des garanties au bailleur. Dans ce système, une association joue le rôle de tiers entre le bailleur et l’occupant.

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Les résidences hôtelières à vocation sociale (RHVS)

Ce sont des établissements commerciaux d’hébergement constitués d’un ensemble homogène de logements autonomes équipés et meublés, proposés en location pour une occupation à la journée, à la semaine ou au mois, à une clientèle qui peut l’occuper à titre de résidence principale.
Ces résidences doivent permettre de développer et de diversifier les solutions d’hébergement de qualité à coût maîtrisé, alternatives au recours à des hôtels meublés parfois chers et de mauvaise qualité. Elles sont adaptées à un public mixte : actifs, jeunes en apprentissage, ménages prioritaires au regard du droit au logement opposable…

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Les résidences accueil

Les résidences accueil sont des logements destinés à des personnes vivant avec des troubles psychiques et en situation de précarité ou d’isolement, qui ne peuvent pas vivre seules sans un minimum de soutien. Elles proposent un cadre stable, sécurisant et durable, non médicalisé, mais avec une présence sociale bienveillante, pour permettre aux résidents de se réapproprier leur vie au quotidien. Elle s'adressent à des personnes adultes avec des troubles psychiques stabilisés (souvent reconnues en situation de handicap psychique) ayant besoin d’un logement adapté et d’un soutien léger au quotidien.
En pratique, les résidences sont gérées par un bailleur ou une association médico-sociale. Le résident paie un loyer modéré, souvent couvert en partie par les aides au logement (APL). L’entrée se fait après orientation (ex. par le secteur psychiatrique, un travailleur social, une commission spécialisée).

Vous pouvez obtenir des informations auprès de plusieurs structures

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> Le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de votre commune.
> N’hésitez pas à en parler aussi à tout professionnel qui vous accompagne (travailleur social, éducateur, infirmier, etc.) : il pourra vous orienter vers les bons interlocuteurs et vous aider dans les démarches.

L’orientation pour les
personnes sans abri ou mal logées

L’accueil et l’orientation sont souvent déterminants dans le parcours des personnes sans abri. Pour ce faire, toute une chaîne d’acteurs se mobilise sur tout le territoire et des outils structurants existent pour donner un cadre à leur action :

115

URGENCES
SOCIALES

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Le 115 est un numéro gratuit et accessible 24h/24 et 7j/7, destiné aux personnes sans-abri ou en grande difficulté sociale.

Handicap psychique
et logement

L’habitat inclusif : "vivre chez moi en étant accompagné"

Plusieurs offres de logement se développent, garantissant un environnement adapté et sécurisé aux personnes âgées et handicapées tout en favorisant leur autonomie au quotidien. Caractérisés par leur dimension collective, ces logements facilitent l’inclusion sociale des habitants et l’intervention des professionnels du secteur social et médico-social.

Repérer les signes de
détresse

Une situation de souffrance
peut se manifester par
certains signes observables,
soyons vigilants.

  • Bruits particuliers : musique très forte, coups sur un radiateur, cris…

  • Interpellations du voisinage et propos incohérents.

  • Changements préoccupants du comportement : par exemple, la personne se met ou se remet à parler fort toute seule.

  • Conflit ou/et sollicitation excessive : par exemple, auprès du bailleur.

  • Perte des rythmes jours et nuits : personne qui sort la nuit et se calfeutre chez elle le jour, par exemple.

  • Occupation des parties communes : par exemple, lien avec la peur de rentrer dans le domicile.

  • Amoncellement de déchets, de cartons… sur le balcon ou dans l’appartement

© 2023 - Projet Territorial de Santé Mentale - Côtes d'Armor. 

Crédits illustrations : Freepik.com

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